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  • 100 RÉPONSES AUX QUESTIONS SUR LE DEUIL ET LE CHAGRIN

    De Nadine Beauthéac. Albin MICHEL

    Nadine Beauthéac a été très impressionnée par le nombre et la diversité des questions surgissant à la fin de ses conférences sur le deuil : Le deuil dure-t-il vraiment un an ? À partir de quel âge peut-on dire à un enfant qu'un proche est mort ? Faut-il prendre des antidépresseurs ? Ai-je tort de conserver le numéro de téléphone de mon conjoint décédé dans mon portable ? Je ne supporte plus les réunions de famille depuis la mort de mon enfant, dois-je me forcer ? En une centaine de rubriques, couvrant tous les thèmes, depuis les comportements jusqu'à la théorie du deuil, elle vient à la rencontre de toutes ces interrogations que l'on n'ose pas formuler et offre ainsi un véritable soutien aux endeuillés.

    De Nadine Beauthéac. Albin MICHEL

    Notre culture tend à cacher la mort. Cet évitement d'une réalité inéluctable aggrave la solitude et la souffrance de l'endeuillé.

  • A Solenn

    De Véronique Poivre d'Arvor. Albin Michel.

    Il y a dix ans, Solenn Poivre d’Arvor mettait fin à ses jours, à l’âge de 19 ans. Sa mère, Véronique, a voulu lui rendre hommage, exprimer la douleur de toute une famille, mais également dire sa solidarité avec tous les parents et adolescents concernés par le drame de l’anorexie. 

    vidéo

    Elèves de 1ere de Tournai

    De Véronique Poivre d'Arvor. Albin Michel.

    Il y a dix ans, Solenn Poivre d’Arvor mettait fin à ses jours, à l’âge de 19 ans. Sa mère, Véronique, a voulu lui rendre hommage, exprimer la douleur de toute une famille, mais également dire sa solidarité avec tous les parents et adolescents concernés par le drame de l’anorexie. 

  • Aidez votre enfant à vivre un deuil : Aidez votre enfant à comprendre et surmonter la perte d'un être cher

    De Erika Leeuwenburgh et Ellen Goldring. Broquet.

    La première partie du guide s’adresse aux adultes. Elle décrit le processus du deuil chez l’enfant et ce à quoi il faut s’attendre tout au long de son évolution. La deuxième partie comprend des activités à réaliser avec un enfant en deuil. Des activités variées lui permettent d’exprimer ses sentiments, de séparer les mythes de la réalité et de comprendre la finalité de la mort.

    De Erika Leeuwenburgh et Ellen Goldring. Broquet.

    Ce guide d’entraide fournit des outils pour accompagner un enfant en deuil et l’aider à affronter ses sentiments.

Liens utiles

  • Apprivoiser l’absence

    Site web : apprivoiserlabsence.com

    Apprivoiser l’absence
    21, rue Malmaison
    75013 PARIS
    Tél. : 01 60 14 35 73

    Site web : apprivoiserlabsence.com

    Cette association apporte écoute, aide et soutien aux parents ayant perdu un enfant.

  • Association de Flandre Maritime pour l’accompagnement et les soins palliatifs

    Site web : aujourdhui-la-vie.fr

    AFMASP
    4, rue Monseigneur Marquis 
    59140 DUNKERQUE 
    Tél. : 03 28 66 57 70

    Site web : aujourdhui-la-vie.fr

    Cette association apporte aide, accompagnement et réconfort au malade en fin de vie et à son entourage. Elle organise également des suivis de deuil tant individuels qu’en groupes d’entraide.

  • Centre de ressources national Soins Palliatifs François Xavier Bagnoud

    Site web : soin-palliatif.org

    CNDR
    6, avenue du professeur André Lemierre 
    75980 PARIS CEDEX 20 
    Tél. : 01 49 93 64 40 

    Site web : soin-palliatif.org

    Les principales actions du centre sont de mettre à la disposition des professionnels, des bénévoles et du grand public de l’information sur les soins palliatifs, de former sur la maladie grave, la douleur, la fin de vie, la mort et le deuil, d’apporter une écoute téléphonique autour de la fin de vie et d’accompagner le deuil.

Vidéos et sons

  • Catherine DELAVEAU interview France Info 2/11/2014

    Interview de Catherine DELAVEAU, psychopraticienne intervenant pour Dialogue & Solidarité, sur France Info le 2 novembre 2014

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    France Info

    Interview de Catherine DELAVEAU, psychopraticienne intervenant pour Dialogue & Solidarité, sur France Info le 2 novembre 2014

  • Conférence Association Dialogue et Solidarite Bordeaux novembre 2013

    Le docteur Alain Sauteraud, médecin psychiatre à Bordeaux, est l'auteur de l'ouvrage «  Vivre après ta mort , psychologie du deuil » paru en 2012 aux éditions Odile Jacob, dans lequel il aborde les divers chemins qu'emprunte ce processus complexe, illustrés à partir de sa pratique professionnelle et des connaissances actuelles à ce sujet.

    vidéo

    Daniel Barbeau - OCIRP

    Premier plan, logo de l'association Dialogue et Solidarité.
    Deuxième plan, annonce la date de la conférence et le thème de celle-ci.
    Conférence débat mercredi 13 novembre 2013, sur le thème « Le deuil : comprendre et accompagner. Que faire, face à la solitude des endeuillés ? Animée par le docteur Alain Sauteraud, Médecin psychiatre à Bordeaux.
    Troisième plan, sur le lieu de cette conférence.
    Quatrième plan, vu sur la salle de la conférence.

    Question de Magali Montut
    Dans l'ouvrage paru en 2012,“Vivre après ta mort” dont vous êtes l'auteur, vous proposez les termes de résolution du deuil à la place de l'expression connue le de travail de deuil. Pouvez-vous nous expliquer ce choix de formulation ?

    Réponse du Docteur Sauteraud
    Le travail de deuil étymologiquement signifie qu'il y a une contrainte et donc s'il y a une contrainte ça signifie qu’on serait en mesure d'y échapper. Or, on sait que le deuil est un processus automatique quel que soit l'âge que vous avez et quel que soit le défunt que vous perdez, il y a un processus de deuil automatique. Un enfant en âge non verbal un enfant de six mois fait un deuil.

    Rapporter le processus de deuil à une notion de travail est donc quelque chose auquel on pourrait échapper ou au contraire quelque chose qu'on pouvait apprendre me semble inadapté. En terme de résolution du deuil c'est parce que le deuil est un processus d'adaptation à la perte et donc pose une question qui n'est pas forcément une question verbale qui peut-être une question de vie par exemple pour les enfants qui et comment vivre sans que la personne à laquelle ont était attaché.

    Et donc clairement il y a automatiquement une énigme à résoudre et le terme de résolution renvoie à cette énigme à résoudre.

    Question de Magali Montut
    Il y a t'il une solution à trouver ?

    Réponse du Docteur Sauteraud
    Une solution sous-entend qu'il n'y en aurait qu'une, alors qu’une énigme à résoudre signifie qu'il peut y avoir plusieurs voix différentes pour arriver à l'apaisement qui est le retour à la fluidité du deuil

    Question de Magali Montut
    Votre expérience de praticiens vous amène à rencontrer des personnes qui souffrent d'un deuil compliqué, voire pathologique. Quelles conséquences pourriez-vous citer sur la santé, que le deuil se déroule de façon dite normale, ou qu'il soit bloqué à un endroit ou l'autre de son processus ?

    Réponse du Docteur Sauteraud
    Ce sont des conséquences majeures et générales puisque l'on sait que le deuil entraine une l'altération très nette de la santé à la fois physique et à la fois psychologique et pour donner quelques chiffres, la mortalité des veufs et des veuves double les deux premières années après le décès du conjoint et ce pic de mortalité est maximum dans les trois à six premiers mois. Donc clairement il y a un de facteur de risque sur la santé, ça, ce sont des chiffres spectaculaires, on va dire le doublement de mortalité c'est spectaculaire, mais on sait aussi que de 2 % à 4 % de la population souffre d'un deuil qui se prolonge.

    C'est-à-dire d'un deuil qui ne se résout pas. Comment se manifeste cette souffrance du deuil pathologique sur un plan psychologique, c'est essentiellement un état de manque qui est accablant, une tristesse qui ne se passe pas et un désinvestissement de la vie quotidienne.

    Question de Magali Montut
    Alors dernière question. Entre la pratique d'un médecin psychiatre en cabinet, en exercice professionnel individuel et les témoignages que vous pouvez avoir entendus, recueillis lors de conférences auxquelles vous avez participé en tant qu’intervenant, des choses différentes des choses que vous pourriez dire, autrement ?

    Réponse du Docteur Sauteraud
    La particularité des manifestations grand public, c'est que ce sont généralement des gens autonomes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas atteins la gravité qui nécessite l'intervention d'un professionnel de santé, mais on voit bien que ce sont toujours les mêmes questions qui se posent dans la résolution du deuil et dans l'ensemble mon expérience personnelle c'est de trouver frappant l'isolement des endeuillés, c'est-à-dire qu'il est de moins en moins de lieux pour parler de cette douleur la, il y a de moins en moins de relais socioculturels pour parler de la douleur de la déchirure et l'on sait que plus les gens sont isoler plus de grandes difficultés à résoudre le deuil même si évidemment dans la très grande majorité des endeuillés s'en remettent aux heureusement, on sait quand même que culturellement on est sur une perte de repères.

    Question de Magali Montut
    Juste pour terminer, vous pensez que les témoignages des personnes endeuillées qui on fait ce chemin de reconstruction et ce chemin de vivre malgré tout, peuvent permettre justement d'informer et d'illustrer pour les personnes qui se trouverons dans la même situation à moment ou un autre ?

    Réponse du Docteur Sauteraud
    C'est l'esprit même du partage, la mise en commun c'est que l'expérience du deuil est une expérience universelle il faut mourir très jeunes ou bien êtres isolée pour ne pas connaître la déchirure et la douleur de la déchirure et donc cette mise en commun qu'elle soit familiales qu'elle soit amicale qu'elle soit par le biais des associations va dans le sens d'une meilleure absorption de cette épreuve.

    Magali Montut
    Merci beaucoup.

    Docteur Sauteraud
    Je vous en prie.

    Interview réalisée par : Magali Montut, responsable de Dialogue et Solidarité
    images et montage: Daniel Barbeau pour OCIRP

    Le docteur Alain Sauteraud, médecin psychiatre à Bordeaux, est l'auteur de l'ouvrage «  Vivre après ta mort , psychologie du deuil » paru en 2012 aux éditions Odile Jacob, dans lequel il aborde les divers chemins qu'emprunte ce processus complexe, illustrés à partir de sa pratique professionnelle et des connaissances actuelles à ce sujet.

  • Interview Didier Dematons pour Dialogue et Solidarité

    Entretien avec Didier Dematons, réalisateur du film « Seuls, du jour au lendemain »,  dans le cadre du 10e anniversaire de l'association Dialogue & Solidarité.

    vidéo

    Didier Dematons

    Interview de Didier Dematons : Auteur et réalisateur du film documentaire "Seuls, du jour au lendemain", par l'OCIRP
    Extrait du film documentaire "Seuls, du jour au lendemain"

    Question OCIRP :
    Comment vous est venue l'idée de réaliser ce documentaire ?

    Réponse de Didier Dematons :
    Quand j’ai rencontré Françoise qui est témoin du film, que je ne connaissais pas mais qui était avec des amis que je connaissais et le soir d’un concert, lors de cette rencontre,  elle m’a raconté ce qu’elle vivait depuis 6 mois date à laquelle elle avait perdu son compagnon. J’ai découvert un monde que je ne connaissais pas en fait. J’ai lu ces écrits car elle écrivait beaucoup à ce moment-là, j’ai lu ces petits textes sur comment elle a appris  : le coup de sonnette, comment les flics sont venus lui apprendre la mort de son mari, les obsèques, tout un tas de choses, et c’était écrit de façon très cinématographique. Même moi je voyais des images. Et voilà c’est parti de ça. Le travail c’est de lire, j’ai lu tout ce qui a été écrit sur le veuvage, le deuil d’aller beaucoup sur des sites. Je suis une sorte de voyeur sur des sites où les gens entre eux expriment leur douleur, leur détresse. Mais moi ça m’a permis de comprendre ce qu’ils vivaient et aussi de découvrir des personnages puisque je suis allé sur un site pour découvrir Bruno qui est lui aussi dans le film et à travers ce qu’il écrivait j’étais touché aussi je trouvais qu’il avait une réflexion qu’il essayait de comprendre ce qui lui arrivait, il essayait d’aider d’autres personnes qui étaient dans la même situation. Ce qu’il a écrit, en plus il y a peu d’hommes, il y a 20 % des hommes et dans ces 20 % il y a peut-être 1 ou 2 % qui écrivent sur des forums. Donc, je l’ai contacté il a été OK. Mireille ça a été aussi par personne interposée, elle a accepté de me rencontrer et Yann c’est aussi  sur un site que je l’ai contacté.

    Question OCIRP :
    Comment s'est déroulé le tournage de votre documentaire ?

    Réponse de Didier Dematons :
    Je voulais un film qui ne soit pas pathétique, un film qui soit beau avec les personnages qui soient beaux. Donc on a travaillé à deux, avec deux appareils photos pour avoir des plans différents pour pouvoir avoir une belle image. On a pris du temps quand même avec chaque personne sans trop non plus parce qu’il faut quand même du temps avec les gens pour installer à tel endroit pour parler de telles choses et ensuite reprendre la voiture, entrer, installer de la lumière et faire une autre interview sur un autre sujet. Donc on a passé 4 jours avec chaque personne. Après je dirais que c’était un dispositif assez simple sans fioriture on avait un peu d’éclairage au cas où mais on a essayé de travailler sans justement que cela soit un trop gros barnum.

    Question OCIRP :
    Avez-vous rencontré des difficultés pour réaliser ce documentaire ?

    Réponse de Didier Dematons :
    Ça c’est fait assez facilement, mais ça été très long ensuite pour élaborer, trouver le producteur, trouver la chaine, avec une problématique un peu anxiogègne, qui faisait peur. Moi je ne voulais pas faire un film sur le pathos. J’aurais pu aller chercher des gens à la porte du cimetière et leur dire : «alors, où vous en êtes?» mais ce n’était pas mon but c’était plutôt d’aller voir ce qui faisait que l’on pouvait se relever. Les gens que j’avais vu que ce soit Françoise qui se relevait aussi  à travers la photo, à travers son écriture à travers son blog pour d’autres c’était aussi pour Bruno écrire sur un forum. Pour moi c’était aller chercher ça, des fois un peu petit truc qui fait qu’on va pouvoir aller plus loin et passer des seuils qui sont plus ou moins longs.

    Question OCIRP :
    Êtes-vous toujours en contact avec les protagonistes de votre documentaire ?

    Réponse de Didier Dematons :
    On est toujours en contact Françoise est lyonnaise, Françoise est devenue une amie disons que l’on se croise régulièrement. Je continue à être pas son confident, elle en a d’autres, mais voilà, je suis un peu une des personnes qui l’a titillé sur ce qu’elle vivait et ça continue. Bruno je l’ai eu au téléphone la semaine dernière. Mireille qui habitait à Albertville mais qui depuis a rencontré quelqu’un. Elle vit avec lui sur les bords du lac de Genève côté français et je dois aller la voir car elle a ouvert un restaurant avec lui cela fait partie des choses que j’ai envie de faire donc on ira la voir. Yann je l’ai eu au téléphone, je lui ai dit qu’il faudra que je passe le voir. Je les ai encore mais je sais que dans trois quatre ans les choses se seront un peu effilochées. Je suis presque un mercenaire, je suis juste un passeur des fois sur un sujet. Après on voit les gens on a une affinité qui reste puis il y a la distance fait que l’on se voit plus.

    Question OCIRP :
    Les gens pensent que votre documentaire, devrait-être plus largement diffusé. Qu'en pensez-vous?

    Réponse de Didier Dematons :
    C’est très simple, tous les films que j’ai fait, n’avaient pas la même utilité que celle-là mais que je ressens et que je comprends. Mais pour moi c’est presque une évidence après il y a un producteur, il y a histoire de droits etc., dans ce cadre-là il n’y en a pas puisque de toute façon la production a accepté sans problème. Pour moi, j’ai au contraire, c’est presque une évidence. Moi j’ai commencé la vidéo dans une association humanitaire pendant cinq ans J’ai fait un peu le tour du monde dans des situations de catastrophes, de guerre. Pour moi mes films, il faut que ça tourne, que ce soit vu etc. J’entends tout à fait, je dirais que j’en suis content car justement les témoignages qui sont là sont apparemment suffisamment forts pour les gens aient envie qu’on les entende encore même moi par rapport à mes témoins à mes personnages je vais pouvoir les rappeler en leur disant écoutez, vous faites toujours de l’audience vous êtes toujours écoutés les gens après, même les gens qui sont là sont assez au fait du veuvage etc., mais malgré tout, ils sont intéressés de pouvoir le faire entendre. Je dirais tant mieux si au moins par ces réseaux ça puisse se faire.

    Interview réalisée par : Cédric R. pour OCIRP
    Images et montage : Daniel Barbeau pour OCIRP

    Entretien avec Didier Dematons, réalisateur du film « Seuls, du jour au lendemain »,  dans le cadre du 10e anniversaire de l'association Dialogue & Solidarité.

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